« C’est Gouri que l’on suit dans la nuit.
Il est là devant nous, bras écartés dans sa lourde canadienne ou parka col relevé,
des lunettes de motard d’un autre temps sur les yeux, il a enfourché sa machine réduite ici
à une lampe carrée semblable à celle que portent encore les employés la nuit dans des gares provinciales un peu paumées. La moto de Gouri pétarade. La bande son reproduit à merveille le bruit d’une moto dont on devine qu’elle n’est pas de première jeunesse.
On croirait sentir l’odeur d’essence mêlée à celle de la nuit, là-bas, sur une route à ornières de la campagne ukrainienne. »

Jean-Pierre Thibaudat
Mediapart

Un spectacle bricolé avec trois fois rien mais qui sidère
par sa puissance de feu.

La représentation que sculpte, pied à pied, Chantal Morel, est à taille humaine et ça c’est immense.

Elle tient toute entière dans le tremblement des mains,
les soupirs de la voix, les yeux qui se ferment, les lèvres
qui frémissent. De sa première à sa dernière seconde,
cette représentation prenante, poignante, nous ramène vers la fraternité.

Et tout cela, alors qu’il n’y a rien, juste une caisse de bois et une lampe torche. Et tout cela alors qu’il n’y a que
le théâtre, et sa capacité renversante à créer du vivant.

Joëlle Gayot – France Culture






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